R.C. de France bat U.S. Suisse, 2 à 0 Un public très clairsemé s'était rendu à Colombes pour assister à la rencontre Racing-Suisses. La partie, très peu équilibrée, fut d'un très faible intérêt du fait de la différence de classe existant entre les deux équipes. Le Racing, fort de sa supériorité et ne paraissant avoir aucune crainte quant au résultat final, ne s'employa jamais à fond ; il fut, d'ailleurs, encouragé en cela par la nonchalance des Suisses, qui ne forcèrent l'allure que dans les cinq dernières minutes, alors qu'ils n'avaient plus d'espoir de gagner. Dès le début, le Racing envahit le camp suisse et commença d'interminables séries de descentes qui, effectuées sans grande conviction, ne donnèrent aucun résultat. Il faut d'ailleurs ajouter qu'en première mi-temps, Lotka se montra particulièrement lent et malheureux La mi-temps vint sur une marque vierge. Le repos fut profitable aux attaquants du Racing et Lotka ne tarda pas à ouvrir la marque. Quelques minutes après, Veyssade termina une descente par un shot qui porta à deux l'actif du Racing. Le résultat était acquis. L'équipe du Racing a fourni une partie d'entraînement. Son meilleur joueur fut Galley, qui amorça de nombreuses descentes et offrit à ses coéquipiers de belles occasions de marquer. Avec lui, Veinante et Delfour firent un assez bon travail. Les demis n'eurent aucune peine à alimenter leurs avants En arrière, Anatol n'eut que peu d'occasions de nous montrer son savoir faire et Ménard. qui remplaçait Tassin, fut bon. Chez les Suisses, Cabet fit une partie honnête dans les buts. Il fut secondé efficacement par ses arrières, surtout Willy qui, pourtant, avait fort à faire avec Galley ; Von Au et Ballereau, en demis, eurent une tâche très ingrate dont ils s'acquittèrent de leur mieux. Dans la ligne d'avants, seul Agner fut dangereux. — A. V.